Tu n'es plus là - Amel Bent
Où est l'épaule sur laquelle j'me reposais
La présence chaude que mon corps aimait serrer
Où est passée la voix qui répondait à mes questions
L'autre moitié de moi sans qui j'perdais la raison
Quand le jour me réveille et qu'il m'offre encore ses plus beaux éclats
Le vide est le même, tu n'es plus là
Dans mon demi sommeil, je respire, mais je sais que je n'vis pas
Plus rien n'est pareil quand tu n'es plus là
Je n'suis plus sûr de c'qui nous est arrivé
J'y pense tous les jours, j'ai même peur d'accepter
J'ai gardé le meilleur et enterré le reste
Effacé tes erreurs oublié tes promesses
Quand le jour me reveille et qu'il m'offre encore ses plus beaux éclats
Le vide est le même, tu n'es plus là
Dans mon demi sommeil, je respire, mais je sais que je n'vis pas
Plus rien n'est pareil quand tu n'es plus là
L'envers du paradis - Jenifer
L'envers du paradis
Quand on s'est aimé si haut
C'est tomber pour excès
De nous deux
L'envers du paradis c'est quand on a donné sa peau
Pour un amour qui n'était que poudre aux yeux
Toi et moi
On s'est perdu hélas
Dans cet enfer de strass
Où nul n'est à sa place
J'en aurais passé des nuits
Sans sommeil 
L'envers du paradis
Solitude en écho
C'est le ciel métallique
Sous nos pieds
L'envers du paradis
Quand on a chéri le chaos
C'est rejoindre le cours tranquille de la ville
Toi et moi
On s'est perdu hélas
Dans cet enfer de strass
Nos visages en impasse
J'en aurais passé des nuits sans sommeil
L'envers du paradis
J'ai découpé la photo
Où l'on voit ton absence
De profil
L'envers du paradis
C'est le frisson le vertigo
Quand on se penche sur un passé immobile
L'envers du paradis
Quand on s'est aimé si haut
C'est tomber pour excès
De nous deux.
La descente aux enfers
La descente aux enfers, c’est le deuil d’une personne qui était toute ma vie.
Me dire que plus jamais je ne l’entendrai murmurer « tu m’avais manqué ».
Plus jamais je ne pourrai l’effleurer de mes lèvres, l’embrasser encore, partout. Accro à son corps, je suis une droguée qu’on sèvre de force.
Plus jamais je ne pourrai l’appeler, je sais qu’il ne répondra pas.
Plus jamais je n’aurai le réconfort de pleurer dans ses bras.
Je ne pleure plus, je suffoque. La souffrance me prend à la gorge et mes larmes sont sèches, comme la source de la vie qui coulait en moi.
Je ne le verrai plus jamais et il n’est pas de douleur plus horrible et déchirante.
Plus jamais je ne serai si bien près de lui.
« Plus jamais », j’ai encore du mal à réaliser ce que ça veut dire.
Du mal à mesurer l’horreur contenue dans ces deux mots.
On est toujours deux, moi et ma douleur de l’avoir perdu, qui me suit où que j’aille.
La descente aux enfers, c’est le deuil d’une personne qui n’est pas morte.
Qui a simplement décidé que je ne le concernais plus.
C’est me demander s’il pense encore à moi, un peu, quelquefois.
Ne pas pouvoir me résoudre à admettre que c’est peu probable.
La descente aux enfers, c’est la perte de toute sécurité.
Savoir que tout peut m’arriver à présent, le pire et encore le pire, plus rien ne m’étonne.
C’est être dans l’attente du pire, car chaque jour est pire que la veille.
Car tout n’a été que déchéance, déliquescence, désillusion.
Tomber tandis que les autres sont loin, là-haut.
La solitude comme un étau qui se resserre, comme une fatalité.
La descente aux enfers, c’est ne plus rien attendre de la vie, n’avoir plus aucun espoir.
C’est le gouffre qui me sépare des autres, c’est l’innocence perdue.
Etre irréversiblement différente, balafrée.
Avoir tant de choses à dire et me taire à jamais.
Tant de souffrance, de rage, de révolte, d’incompréhension que je voudrais hurler et que je dois enfouir.
Tant pis si ça me consume à petits feux, tant pis si ça m’étouffe.
Tant pis si personne ne sait qui je suis.
Si j’ai perdu la seule personne qui me connaissait.
La descente aux enfers, c’est savoir qu’on peut tout perdre et que la vie peut basculer.
Que c’est vraiment possible.
C’est être passée de l’autre côté, sans avoir vu de porte ou de barrière.
Perdue
Le pire est arrivé, à jamais je t'ai perdu
Mon amour, mon amant, mon ami, mon seul homme
Sans toi je suis toute petite, si frêle, perdue
Mon âme, mon trésor, mon oxygène, mon opium
M'as-tu oubliée, moi, ta promise?
Quand tu fais l'amour à celle qui t'a arraché à moi
M'as-tu effacée, moi, ta soumise?
J'aimerais t'appeler mais je sais que tu ne répondras pas
Comment puis-je continuer à vivre, à rire, à aimer?
Quand je pense à tes yeux qui brillaient pour moi seule
Sachant que je ne les reverrai jamais, plus jamais?
Je me sens si fragile, seule seule seule...
Si seulement tu pouvais être de nouveau là
Prenant ma main comme si tout ça n'était qu'un cauchemar
Mais ce n'est qu'un pieux mensonge auquel je ne crois pas
J'ai perdu mon ange, mon étoile du nord, mon phare.
Je tombe
J'ai perdu ce que j'avais de plus cher
A présent, je ne ressens que cet immense abysse
Le vide qu'il a laissé dans ma vie et le goût amer
De mes larmes qui ont tant coulé qu'elles tarissent
A présent je me laisse porter par le vol du temps
Les minutes qui s'égrainent avec indifférence
Je me laisse couler, mes espoirs se dispersent au vent
Je n'attends plus rien des hommes et de l'existence.
Mon coeur à la dérive ne trouve plus de point d'ancrage
Je suis si loin de moi, j'ai perdu mon essence
J'aimerais m'attacher à la roche, tel un coquillage
Mais je tombe, dans le néant de la déchéance.
Dans l'attente
Les saisons et les hommes se succèdent
Le temps ne compte plus dans ma prison sucrée
Ton souvenir et ton corps m'obsèdent
Alors que dans mon coeur un espoir se crée.
J'ignore quelle route sera la plus rassurante
Quels bras pourront me supporter sans faillir
Encore et toujours, je marche dans l'attente
Confondue entre la peur et le désir.
Y aura-t-il un abri au bout de cette route?
Je n'entends pour l'instant que l'écho de ma voix
Je sens le vent tourner, mais je me trompe sans doute
J'espère que pour une fois, il s'en ira sans moi.
Damnée
Devant moi défilent les images
Un film qui ne m'intéresse plus
Le passé est comme un mirage
Fragments de rêves déçus.
Je me laisse porter par le zéphyr
Peu m'importe le sens du vent
Je n'ai plus rien à trahir
Je marche sur le fil du présent.
Je ferai ce qu'on attend de moi
Me plierai à vos exigeances sans fin
Sans jamais me demander pourquoi
Je serai la vierge et la putain.
Car j'ai renoncé à ma vie même
Et je passerai mon temps à fuir
Plus ne compte loin de celui que j'aime
Damnée, je fais fi de tout désir.
Ne me dis pas...
Ne me dis pas que c'est trop tard
Notre histoire mérite une autre chance
Je suis prête pour un nouveau départ
Loin de tes bras et de ton regard
Je suis comme une fleur sans essence
Tu éclairais ma route tel un phare
A présent je suis perdue, sans croyance
Pourtant s'il me reste un infime espoir
Ma force revient, triomphante et immense
Je pourrais défier mon destin si noir
Et laisser derrière moi mes souffrances
Je sais que nous pouvons tout avoir
Mon amour, ma vie, ma chance
Dis moi que tout est possible autre part
Avant que je ne meure de ton absence
Je te veux encore
Cette nuit, j'ai rêvé de ton visage
Tes yeux, ton sourire, ta main dans la mienne
J'aurais voulu retenir à jamais ces images
Te garder dans cette tiédeur sereine
Je sens cette douleur m'irradier tout entière
Le manque de tes mots et de ton parfum
Je t'en prie, dis-moi ce que je dois faire
Pour que tu me reviennes enfin?
La force m'abandonnent, je n'ai que les larmes
Ton absence hurle dans mon corps
Cette impression d'avoir perdu un bout de mon âme
Je te veux encore.
Addiction
J'ai été l'objet de ton désir, puis
de tes doutes
Tu m'as ballotée et malmenée, mais je me suis dit
Que j'étais prête à tout pour cheminer sur ta route
Par amour et jusqu'à la folie
Les larmes que j'ai versées pour toi me brûlent encore
Je pourrais les recueillir dans un immense bénitier
Sans toi tout s'éteint dans mon corps
Je ne regrette rien de ce que j'ai souffert pour nous garder
Je suis ta dévouée, ta soumise
C'est moi qui te dis merci pour accepter ce don de moi-même
Je te laisse me façonner à ta guise
Je me persuade que c'est parce que je t'aime.
Peu importe si je me perds
Pour laisser vivre en moi l'espoir de notre union
C'est ma seule façon d'y voir clair
Mon Amour, mon addiction.

